Anelka

Le fabuleux destin de Nicolas

Posté le 20 avril 2012 par Benjamin

Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, l’ancien joueur du PSG, Arsenal, Madrid ou encore Chelsea fait couler de l’encre, même à l’autre bout du monde. Son meilleur ennemi, Raymond, y est aussi allé de son petit commentaire sur Twitter. Désormais entraîneur-joueur, Nicolas Anelka a pris tous le monde à contre pied en acceptant le poste. Un peu à l’image de sa carrière.

Exit les trois entraîneurs adjoints de Jean Tigana. Le fantasque président du club de Shanghai Shenhua a livré son verdict, ce sera Anelka pour les remplacer. Un pari un peu fou pour celui arrivait au club en janvier dernier. Après son départ express de Chelsea, Anelka débarque en super star dans l’empire du milieu avec un salaire en conséquence : 230 000 euros par semaine. Il marque pour son club après 40 secondes de jeu en amical mais se blesse pour la première journée de championnat. Comme si rien ne devait se passer normalement en sa présence. Après six journées en Chinese Super League -championnat créé en 1994- Anelka a inscrits deux buts et son président l’intronise entraîneur. Un poste où on ne l’attendait (sûrement) pas.

Première conférence de presse, Nico, lunettes sur le nez, évoque ses débuts : « Je suis tranquille, je connais un peu le football, ça va, j’arrive à gérer mais je vais dans l’inconnu ». De quoi rassurer son président ? Pas sûr. D’autant que pour son premier match, le Shanghai Shenhua s’incline et végète à une modeste 14ème place. Une aubaine pour son plus fidèle acolyte dans le milieu du football, Raymond Domenech (non non pas « Raymond la science », Raymond Domenech) dont le Tweet n’a pas laissé indifférent : « Première défaite. Bon courage Nico. Tu vas découvrir ce dur métier ». Le feuilleton continue entre ces deux là.

Tigana affaiblit, voire quasiment mis à la porte, c’est désormais Nico qui mène la barque. Il évoque volontiers Ancelotti, Keagan ou encore Wenger en guise de mentors. Du lourd, même si cela paraît un peu démesuré de le comparer à ces géants du coaching. Anelka prône un jeu vers l’avant et compte recruter européen pour sauver son club. Un temps annoncé, « Papi Didier» devrait finalement voir son sort lié à celui du futur entraîneur des Blues, au vue de sa bonne fin de saison. Benachour, ancien partenaire d’Anelka et évoluant aujourd’hui dans le championnat portugais pourrait également débarquer. A n’en pas douter, d’autres noms vont très bientôt circuler. Des joyeux amis d’Anelka? Enfin pas Luiz quand même. Entraîner c’est aussi ça, savoir gérer un effectif. Et si une part d’ombre flotte encore sur l’avenir à court terme des différents protagonistes, Anelka n’a pas le choix, il devra faire vite. Sous peine de prendre le même chemin que Tigana. En chine, on ne rigole pas.

 

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