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Pourquoi la remontée en ligue 1 était-elle si difficile ?

Posté le 7 avril 2012 par dguillon

Fut un temps, disait mon grand-père, où il existait à proprement parler des équipes de ligue 1 – alors appelée première division -, des équipes de ligue 2 – alors appelée deuxième division, et puis des clubs qui naviguaient entre deux …

… des clubs qu’on retrouvait le temps d’une, deux ou trois saisons, soit en ligue 1, soit en ligue 2 et qui étaient abonnées au yoyo. Et puis, parfois, il y avait des accidents, des équipes qui descendaient alors qu’elles n’étaient pas prédisposées à cela, mais qui, fort heureusement, remontaient l’année suivante après dix long mois d’oubli. Aujourd’hui, les choses ne fonctionnent plus du tout comme cela.

Observez un peu le classement de la ligue 2 et comptez avec moi. Sur les 20 clubs, il en est 15 à avoir connu la ligue 1 au cours de ces 6 dernières saisons.

Cela signifie en d’autres termes que désormais lorsque vous descendez en ligue 2 vous n’êtes pas sûr du tout de pouvoir remonter ; pire vous pouvez encore chuter et vous enfoncer encore plus bas en nationale ou en CFA (coucou aux Strasbourgeois).

Désormais la ligue 2 compte des hôtes tels que Monaco (finaliste de la ligue des champions en 2004), Metz, Nantes ou Lens ! Bref, le haut du classement de la ligue 1 de la fin des années 90.

Troyes, Reims et Bastia occupent aujourd’hui les trois premières places de la ligue 2. Voilà trois prétendants à la remontée dont on ne dira pas – au risque d’en blesser quelques uns – qu’il s’agit de grosses cylindrées !

Ainsi, la compétition est devenu très rude en ligue 2 ; une ligue 2 qu’on pourrait presque voir comme une ligue 1 bis. Les clubs y possèdent des stades imposants (Reims, Sedan, Nantes, Lens, Le Havre (bientôt), Le Mans, Metz …).

Depuis 1994, iles clubs de ligue 2 affrontent leurs antagonistes de ligue 1 au sein d’une compétition nouvelle, la coupe de la ligue qui est venue s’ajouter à la coupe de France.

Ainsi, les clubs de ligue 1 et de ligue 2 ne cessent de se mesurer. Le marché des transferts est ouvert deux fois l’année, les joueurs vont et viennent et s’en est fini de la supériorité crâne de la ligue 1 sur la ligue 2.

Je ne sais pas pour vous, mais si tout cela paraît servir le suspens – aucun match n’est jamais joué d’avance – si tout cela paraît jouer en faveur de l’équipe qui se bat face aux grosses formations qui se traînent, je ne parviens pas à me retirer de la tête qu’il y a là comme un problème qui nous différentie de nos amis Anglais, Allemands, Italiens ou Espagnols chez qui il existe depuis toujours de vraies hiérarchies.

Une question en fait se pose : les petits sont-ils de plus en plus fort, de plus en plus aiguisés ou sont-ce les gros qui ne ramollissent ? La réponse est sûrement à mi-chemin.

Deux choses paraissent toutefois avérées : le niveau de notre ligue 1 subit l’érosion et qui trébuche n’est jamais sûr de se relever !

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