Vis ma vie de Leonardo
Posté le 12 avril 2012 par dguillon
Quel bonheur de revenir sur foot.fr nom de diou ! Du coup j’ai réalisé mon rêve, j’ai passé 24 heures dans la vie de Leonardo. Facile. J’ai téléchargé football manager, j’ai bourré le jeu de cheat code pour me donner 1 milliard de dollars et en avant pour me faire un recrutement à la hauteur du brésilien métrosexuel.
Comme j’ai pas envie de me prendre la tête à cracker un jeu récent, j’ai cracké Football manager 08… Change pas grand-chose sauf qu’il a fallu que je transforme les rumeurs actuelles et que je trouve de l’ersatz de l’époque. Pour Beckham facile. Il a toujours été vieux. Même à l’époque de Madrid il ne courrait pas. Enfin si, vite fait, pour aller tirer les corners.
Donc hop ! j’envoie une offre, le club accepte, normal vu que je gonfle l’enveloppe comme un gros pigeon parisien et là… Problème. Il ne veut pas venir. Comme en vrai. Je lui donne tout, un salaire de fou, un contrat de 12 ans avec 25% d’augmentation par an… Mais non… Rien à faire… « Le joueur n’est pas intéressé par un transfert dans votre club. » Je ne me démonte pas…
J’oublie cet anglais tout juste bon à taper les coups de pieds arrêtés et à gagner des ligues des champions et faut que je trouve du lourd… Du méchant… Du tueur… Du Carlos Tevez. Version 2008. C’est dur. Carlos Tevez ça reste Carlos Tevez. Une boule de méchanceté avec le talent d’un ballon d’or et l’intelligence d’une huitre d’Oléron.
Et là l’illumination. Le Carlos Tevez de l’époque, bourré de talent et con comme ses pieds… Ruud van Nistelrooy. J’appelle Madrid… « Qué ?? Vous voulez nous donner autant pour ce sociopathe de Ruud ?? Mais oui bien sûr…!! » C’est cool, j’annonce partout qu’il va venir, je suis jouasse, je floque des maillots à 80 euros, « Les supporters sont ravis de l’arrivée du joueur. » Et boom… tout s’écroule… Il ne veut pas… Je triple son salaire, il me snobe. On se moque de moi. Pato ?? Moi je l’aurai mon Pato ! … Pato en 2008 c’est qui ? Dur… Un joueur jeune, titulaire dans sa sélection et avec du verre dans les pattes. Eduardo ! Qu’il est beau Eduardo en 2008… Il est titulaire à Arsenal, titulaire en sélection. Le monde le découvre. Sauf qu’il ne supporte pas les semelles sur les tibias par des mecs de 120 kilos. Pauvre petite chose. Crackkk…
Pas grave je lui propose tout mon amour, mon argent et la sécu française. Ne veut pas venir. Préfère se soigner en Angleterre. Résultat ? Ben oui c’est dur d’être Leonardo.
Faire une grande équipe au PSG c’est comme faire une saison pleine à Arsenal ou voir une cohérence dans le recrutement de l’internazionale de Milan. Faire une grande équipe à Paris c’est comme foutre des jantes fluo à sa twingo. Ça coute un bras et ça en fait pas une Audi… Faire une grande équipe à Paris, même pour de faux, personne te croit.
Par Nicoms Legrand

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